Nouvelle Pensée

La Psyché :
I – Son arrivée dans ce monde.

 

 

Un truc qui m’a turlupinée pendant longtemps, c’est le fait qu’on ne se rappelle pas de notre petite enfance ou à peine, à part des exceptions comme Amélie Nothomb par exemple. C’est une extraterrestre cette fille !
J’ai quelques souvenirs de quand j’avais 2 ou 3 ans, mais très peu, et avant ça, rien du tout. Et je crois que c’est le cas de la plupart des gens. Mais si je me trompe dites-le moi dans les commentaires.
En cogitant sur le sujet et en me demandant pourquoi il en était ainsi, je me suis rendu compte qu’un élément de réponse pourrait être qu’on ne se rappelle pas parce que notre conscience n’était pas objectivée, c’est-à-dire qu’on n’avait pas encore de conscience de soi, observatrice de soi-même, étant trop occupés avec notre corps. Je pense (mais je n’en suis pas complètement sûre bien évidemment) que la conscience se met en lien avec ce monde par l’intermédiaire du corps dès sa conception, mais qu’elle n’y réside en permanence que vers le 6ème mois de grossesse quand le bébé devient viable par lui-même.
Le corps est un outil de perception ou de réception, comme une radio ou une télévision par exemple. C’est une description vraiment très grossière, mais elle illustre bien mon propos quant au fait qu’on utilise le corps pour capter ce monde. Il y a beaucoup, beaucoup de travail entre la conscience et le corps quand on arrive dans cette réalité. Il faut apprendre à le maîtriser, à le contrôler, à tenir sa tête, à maîtriser ses mains, à tenir assis, puis marcher, etc., jusqu’à ce que tout cela devienne automatique et que la conscience et le corps soient en symbiose totale, le corps répondant instantanément à ce qu’exprime la conscience, et vice-versa ; car les éléments de la conscience sont également fortement affectés par les expériences corporelles, comme avec la fatigue physique qui peut engendrer la mauvaise humeur par exemple.
Donc, en fait, on a gardé une mémoire de notre toute petite enfance ! c’est notre mémoire corporelle : notre capacité à savoir désormais bouger, parler, contrôler notre corps.

C’est une grande partie de notre mémoire de cette époque, et elle est sacrément bien ancrée ! C’est une des choses que l’ensemble d’entre nous a heureusement retenue ! Et il y a certaines exceptions, genre Amélie Nothomb, qui étaient déjà à regarder à l’extérieur de leur corps et qui se rappellent donc de l’environnement, des expériences qu’elle a vécues.
Bien sûr, il n’y a pas que cet aspect du rapport au corps qui nous vient de cette époque. Et même au niveau du corps, je n’ai pas parlé de l’empreinte génétique qui a son importance. La psyché, même avant la naissance, perçoit le monde extérieur et en est bien sûr affecté.
Quand on observe le phénomène de la mémoire, on se rend compte qu’on se souvient de ce qui a été « imprimé » en nous, soit par la force de la répétition, soit par la force de l’émotion, son intensité (un choc émotionnel négatif ou positif).
On se rappelle les endroits où on a vécu parce qu’on les a vus tous les jours pendant je ne sais combien de temps. Et le fait de voir l’environnement est aussi vital (sensoriellement important) pour se repérer dans l’espace. Bébé, et encore moins intra-utéro, on n’a pas à se préoccuper de ça.
Mais par contre, plus tard, à l’intérieur de ce cadre de référence, on ne va pas se rappeler de ce qu’on a fait par exemple le 20 août 2010 (à moins que ce soit le jour de votre anniversaire ou une date qui vous est importante), mais si je demande à tout le monde, surtout à des Américains, ce qu’ils faisaient le 11 septembre 2001, et bien les souvenirs sont là, bien clairs, bien ancrés. J’habitais en Martinique à ce moment-là, et je me revois, dans le salon, c’était le matin, j’étais en train de fabriquer un jeu de dames chinoises en bois pour les enfants et j’avais mis la télé où j’ai vu la nouvelle. Par contre, savoir ce que j’ai fait le lendemain ou la veille ou même plus tard dans cette même journée : aucun souvenir.
L’étude du phénomène de la mémoire est décidément très intéressant !
Donc, on est fait d’un « quelque chose », un observateur qu’on appelle la conscience et qui est intimement relié à une entité biologique, qui soit dit en passant est elle aussi constituée d’une multitude de consciences, d’êtres distincts (voir l’article Notre vision du corps).
Mais la psyché a aussi ses outils « invisibles », intérieurs, le corps étant l’outil extérieur. Et ces outils ont chacun leurs capacités ou pouvoirs. Nous commencerons à les étudier dans l’article suivant. Je ne veux pas faire des articles trop longs. Un article c’est une nourriture psychique, c’est comme un plat : s’il est trop copieux, on n’arrive pas à le finir, ou si on le finit en n’ayant plus faim, on est dégoûté ! Donc, digérons d’abord celui-là, et on continuera plus tard ! À bientôt !

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